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Envolée du prix du gaz : conflit Iran-Israël-États-Unis, le pari gagnant de la géothermie ?

  • 3 mars
  • 3 min de lecture

Sommaire

  1. Quel est l’état de la dépendance énergétique de la France ?

  2. La géothermie, une réponse souveraine à nos approvisionnements en énergie  ?

  3. La géothermie en 2026 : une anomalie financière à saisir


Avec le déclenchement ultra récent d’une nouvelle guerre entre l’Iran, Israël et les États-Unis qui risquent d’embraser la région et déstabiliser le commerce et l’approvisionnement en énergie mondial via la fermeture du détroit d’Ormuz, la question de la souveraineté énergétique de la France et de l’Europe se pose une fois de plus.


Après le vote de la commission européenne en faveur de la fin des importations de gaz russe pour 2027, et des tensions politiques au Moyen-Orient, comment la France peut-elle parvenir à son indépendance énergétique ?


Dans une tribune, Jacques Montagne, cofondateur d’Alter Watt, propose le pari gagnant de la géothermie.


L'après gaz russe : le pari gagnant de la géothermie

Jacques Montagne, à propos de la géothermie : C’est une solution qui coche toutes les cases : elle est majoritairement locale (issue du sous-sol,

seuls 20% viennent de l’électricité du réseau) décarbonée, disponible en continu et nous affranchit des convulsions des marchés internationaux.


Envolée du prix du gaz :quel est l’état de la dépendance énergétique de la France ?


Relayé par Forbes, le postulat de départ posé dans la tribune est simple : la France accuse un déficit commercial de près de 60 milliards d’euros par an à cause de ses importations de gaz. La fin des importations de gaz russe risquent de se transposer au GNL États-Uniens, dont l’Europe a promis l’achat en marge des négociations sur les droits de douane imposés par Donald Trump ces derniers mois.


Mais la fin de ces importations de gaz russe, couplé à la flambée du prix du gaz liée à la fermeture du détroit d’Ormuz par lequel passe pourtant près de 20% de la consommation mondiale de pétrole liquide en 2024 ne peuvent-elles pas servir d’opportunité pour aller chercher notre énergie ailleurs, sous nos pieds ?



La géothermie, une réponse souveraine à nos approvisionnements en énergie face à l'envolée du prix du gaz ?


Jacques Montagne propose la géothermie comme solution à la conjoncture crise immobilière + interdiction d’importations majeures + instabilité géopolitique. Dans ce contexte, la géothermie constitue une “variable d’ajustement non négligeable pour résoudre cette équation. C’est une solution qui coche toutes les cases : elle est majoritairement locale (issue du sous-sol, seuls 20% viennent de l’électricité du réseau) décarbonée, disponible en continu et nous affranchit des convulsions des marchés internationaux.”


La France a le potentiel géothermique d’assurer près de 30% de sa consommation actuelle de gaz (350 TWh en 2025 selon la caisse des dépôts) d’ici 2040, soit 100 TWh de production géothermique/an sur son territoire contre à peine 4 TWh/an en production actuelle. 


Les entreprises en ont-elles seulement le budget ? L’écosystème géothermique en France a t-il de quoi assurer les ambitions et les opportunités qui s’offrent à lui ?


La géothermie en 2026 : une anomalie financière à saisir


Dans sa tribune, Jacques Montagne développe l’opportunité financière historique offerte pour les gestionnaires et propriétaires de bâtiments tertiaires : en application de l’arrêté du 6 septembre 2025, les primes CEE pour le remplacement d’une chaudière fossile (gaz, fioul ou charbon) sont multipliées par 5 pour la géothermie, par 4 pour les pompes à chaleur eau/eau et par 3 pour les systèmes air/eau.


Le taux de couverture du CAPEX (capital expenditure) des projets géothermique explose et le temps de retour sur investissement des projets s’en trouve directement impacté. Une installation géothermique sur sonde ou sur nappe ayant un potentiel de durée de vie élevé (jusqu’à 100 ans pour les forages), il s’agit d’un investissement lourd qui se transforme en actif très rentable sur le long terme; tant économiquement qu’environnementalement.



 
 
 

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