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Résumé loi APER : 5 points clés pour comprendre l’obligation de solarisation des parkings en 2026

  • 17 avr.
  • 5 min de lecture

La loi APER (Accélération de la Production d'Énergies Renouvelables) impose l’installation d’ombrières photovoltaïques sur 50 % de la surface des parcs de stationnement extérieurs de plus de 1500m². Cette mesure, qui s'inscrit dans un cadre réglementaire global avec le Décret Tertiaire, vise à porter la capacité solaire française à 55 GWc, contre 31 GWc fin 2025. Pour les parkings de plus de 10000m², l'échéance de mise en conformité est fixée au 1er juillet 2026, sous peine de sanctions pouvant atteindre 40 000€ par an.


Résumé loi APER : toutes les infos dont vous avez besoin sont disponibles en une seule fiche :


Sommaire :

  1. Qu'est-ce que la loi APER et qui doit s'y soumettre ?

  2. Quelles sont les dates limites pour équiper vos parkings ?

  3. Comment la loi de simplification d'octobre 2025 modifie-t-elle la donne ?

  4. Quels sont les critères permettant d'obtenir une exonération ?

  5. Pourquoi lier la loi APER au Décret Tertiaire ?

  6. Comment passer à l'action efficacement ?

Fiche synthétique d'Alter Watt : la loi APER
Fiche synthétique d'Alter Watt : la loi APER
Depuis six ans, le bureau d’études Alter Watt accompagne des centaines d’entreprises, pour assurer leur mise en conformité réglementaire. Nous constatons aujourd'hui un écart de connaissances grandissant entre les gestionnaires pionniers de 2021 et les nouveaux acteurs découvrant ces sujets.  Rieuc de Lavenne, Responsable Grands comptes et partenariats 

Résumé loi APER : qu'est-ce que la loi APER et qui doit s'y soumettre ?

La loi APER, ou loi relative à l'Accélération de la Production d'Énergies Renouvelables, est un pilier de la stratégie énergétique française. Son objectif est simple : transformer des surfaces déjà artificialisées, comme les parkings, en sources de production d'électricité décarbonée.

L’obligation concerne les parcs de stationnement extérieurs dont la surface est supérieure à 1500m². Cette surface assujettie ne se limite pas aux seules places de stationnement. Elle englobe également :


  • Les voies de circulation.

  • Les zones de péage.


Certaines zones restent toutefois exclues du calcul, notamment les espaces verts, les zones de stockage logistique, les emplacements pour poids lourds ou encore les zones soumises à la réglementation ICPE (Installation Classée pour la Protection de l'Environnement), comme les stations-service.


Quelles sont les dates limites pour équiper vos parkings ?

Le calendrier de mise en œuvre est progressif, distinguant les parcs selon leur taille. Le respect de ces dates est crucial pour éviter les sanctions pécuniaires annuelles.

Taille du parking

Date limite de mise en conformité

Sanction annuelle maximale

Supérieure à 10 000m²

1er juillet 2026



40 000€


Entre 1500m² et 10 000m²

1er juillet 2028



20 000€


Un report d'échéance (jusqu'en 2028 ou 2030) peut être accordé si un contrat d'engagement pour l'installation de panneaux dits "résilients" est signé, avec versement d'un acompte, avant la fin de l'année 2026 ou 2027 selon les cas.


Comment la loi de simplification d'octobre 2025 modifie-t-elle la donne ?

Une évolution majeure a été introduite par la loi de simplification d'octobre 2025. Elle offre désormais plus de flexibilité aux gestionnaires de sites en autorisant une mixité d'ombrage.


Auparavant, l'obligation portait quasi exclusivement sur le photovoltaïque. Désormais, il est possible de remplir l'objectif de couverture de 50 % de la surface par un mélange :

  • Un minimum de 17,5 % d'ombrières photovoltaïques.


  • Un complément de 32,5 % par de la végétalisation.


Cette mixité permet de répondre aux enjeux de biodiversité tout en respectant les impératifs de production d'énergie verte.


Quels sont les critères permettant d'obtenir une exonération ?

L'obligation de solarisation n'est pas absolue. Le législateur a prévu plusieurs cas où l'installation d'ombrières peut être levée, sous réserve de fournir une attestation ou une étude technico-économique probante.


  1. Contraintes techniques : si la nature du sol (géotechnique, inclinaison trop forte) ou l'usage spécifique du site rend l'installation impossible.


  2. Contraintes économiques : l'exonération est possible si la rentabilité est jugée trop faible. Le critère retenu est un LCOE (Levelized Cost of Energy) supérieur à 1,2 fois le tarif de référence, ou si le coût total des travaux est excessif par rapport à la valeur vénale du site.


  3. Patrimoine et environnement : les sites classés, les monuments historiques ou la proximité de zones protégées peuvent bénéficier d'une dispense.


  4. Ombrage naturel : si le parking est déjà ombragé par des arbres sur au moins la moitié de sa surface (avec un ratio d'un arbre à canopée large pour 3 places), l'obligation peut être levée.


Pourquoi lier la loi APER au Décret Tertiaire ?

La loi APER ne doit pas être vue comme une contrainte isolée. Elle s'intègre dans une stratégie globale de performance énergétique. En optant pour l'autoconsommation photovoltaïque, un propriétaire réduit mécaniquement sa consommation d'énergie facturée.


C'est un levier direct pour atteindre les objectifs du Décret Tertiaire, qui impose une réduction de la consommation d'énergie finale de -40 % d'ici 2030. En produisant votre propre électricité, vous diminuez la part prélevée sur le réseau, facilitant ainsi l'atteinte de vos cibles de réduction.


Comment passer à l'action efficacement ?

Pour se mettre en conformité, une méthodologie rigoureuse est nécessaire. Alter Watt, bureau d'études certifié OPQIBI 20.11 (Photovoltaïque et RGE), accompagne les gestionnaires sur l'ensemble du parcours.


Les étapes clés pour votre projet :

  • Calcul des surfaces : identifier précisément la surface assujettie selon les critères réglementaires.


  • Audit et opportunité : déterminer si le photovoltaïque est pertinent pour votre usage.


  • Étude d'exonération : vérifier si des contraintes techniques ou économiques permettent de lever l'obligation via un dossier solide.


  • Étude de faisabilité et MOE : concevoir le projet technique et suivre les travaux.


Dans le cas de la gestion d'un parc immobilier multi-sites, il est recommandé d'établir un schéma directeur solaire. Cela permet de prioriser les interventions en fonction des échéances (2026 ou 2028) et du potentiel de production de chaque parking.

Résumé loi APER : toutes les infos dont vous avez besoin sont disponibles en une seule fiche :


Clémence Bihan

Vous souhaitez anticiper l'échéance de juillet 2026 pour vos parkings ?



Pour une étude de faisabilité ou un audit de conformité au 01 89 71 49 96 ou via www.alter-watt.com.

Clémence Bihan

Responsable de l'offre photovoltaïque



FAQ : Les questions fréquentes sur la loi APER

La loi APER s'applique-t-elle aux parkings couverts ou en sous-sol ? Non, l'obligation concerne spécifiquement les parcs de stationnement extérieurs de plus de 1 500m². Les parkings en ouvrage (silo) ou souterrains ne sont pas visés par cette mesure spécifique.


Peut-on vendre l'électricité produite au lieu de la consommer ? Oui, plusieurs modes de valorisation existent : l'autoconsommation (individuelle ou collective) pour réduire ses factures, ou la vente totale de la production au réseau. Le choix dépend de votre profil de consommation, bien que la baisse des prix de revente favorise actuellement l'autoconsommation.


Qu'est-ce que le LCOE cité pour les exonérations économiques ? Le LCOE (Levelized Cost of Energy) représente le coût complet de l'énergie produite sur la durée de vie de l'installation. Si ce coût est supérieur à 1,2 fois le tarif d'achat de l'électricité, l'investissement est jugé non rentable au sens de la loi, ouvrant droit à une demande d'exonération.


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